SSI : catégories A à E, normes NF S 61-931 et obligations ERP
Publié le 8 mars 2002
Mis à jour le 29 mai 2026
Le système de sécurité incendie, ou SSI, désigne l'ensemble des matériels qui collectent les informations liées à la sécurité incendie, les traitent et commandent les fonctions nécessaires à la mise en sécurité d'un établissement. Dans un établissement recevant du public, le SSI ne se limite pas à une simple alarme sonore. Il s'inscrit dans une architecture technique complète qui relie la détection incendie, la diffusion de l'alarme, le compartimentage, le désenfumage, l'évacuation et, selon les cas, l'arrêt de certaines installations techniques. Le règlement de sécurité des ERP fixe cette logique dans les articles MS 53 à MS 69, tandis que la série de normes NF S 61 encadre les définitions générales, les règles d'installation et les règles d'exploitation et de maintenance. Pour un exploitant, un maître d'ouvrage, un gestionnaire d'ERP ou un bureau d'études, le sujet ne se résume pas au choix d'un équipement. Source réglementaire : Légifrance.
Points clés à retenir
- Un SSI est composé de deux blocs : le système de détection incendie (SDI) et le système de mise en sécurité incendie (SMSI). L'alarme n'est qu'une fonction du SMSI, pas un SSI à elle seule.
- Les systèmes de sécurité incendie sont classés en 5 catégories de A à E par ordre de sévérité décroissante. La catégorie A est la plus complète et exige un SDI complet associé à un SMSI.
- Le cadre réglementaire repose sur les articles MS 53 à MS 69 du règlement de sécurité ERP et sur la série de normes NF S 61-931 à NF S 61-970.
- Pour les SSI de catégories A et B, un contrat d'entretien est obligatoire. Toutes les vérifications, essais et exercices doivent être consignés dans le registre de sécurité.
Il faut comprendre la catégorie de SSI exigée, distinguer le système de détection incendie du système de mise en sécurité incendie, identifier les zones à protéger, puis organiser l'entretien, les essais et la traçabilité dans le registre de sécurité. Pour approfondir le sujet, consultez également notre article sur le plan d'évacuation en sécurité incendie, notre guide sur le plan d'intervention incendie et notre dossier sur les affichages obligatoires dans les ERP.
Signalétique de sécurité incendie
Arrêté 4 novembre 1993 modifié
Adhésif ou rigide selon support
Plans · Extincteurs · Pastilles · Armoires
Atelier Rambouillet (78)
Fabrication française · Conforme NF EN ISO 7010 · Livraison FedEx 48 h
Qu'est-ce qu'un système de sécurité incendie ?
Le système de sécurité incendie est l'ensemble des matériels qui servent à collecter les informations ou ordres liés à la seule sécurité incendie, à les traiter et à effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité d'un établissement. Cette définition montre qu'un SSI ne se réduit ni à des détecteurs, ni à des sirènes. Son rôle consiste à détecter un début d'incendie ou un déclenchement manuel, à traiter cette information, puis à commander les actions qui protègent les personnes et limitent les effets du sinistre.
Dans un ERP, le SSI s'inscrit dans le cadre du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique. Les dispositions particulières applicables à chaque type d'établissement déterminent ensuite le niveau de système attendu selon l'activité, l'effectif, la configuration du bâtiment et le niveau de risque. La réglementation incendie ERP 2026 a précisé plusieurs exigences applicables aux SSI et à la signalétique associée.
À quoi sert un SSI dans un bâtiment ou un ERP ?
Le SSI sert à détecter un sinistre, à avertir les occupants, à faciliter l'évacuation et à commander les dispositifs qui participent à la mise en sécurité du bâtiment. En pratique, il intervient sur cinq grandes fonctions :
- détecter un départ de feu ou recevoir un déclenchement manuel ;
- diffuser l'alarme pour lancer l'évacuation ou appliquer les consignes prévues ;
- commander le compartimentage afin de limiter la propagation du feu et des fumées ;
- commander le désenfumage pour maintenir des cheminements praticables ;
- ordonner, selon les cas, l'arrêt de certaines installations techniques ou le déclenchement d'équipements associés.
Le SSI relève d'une logique de sécurité active. Il ne remplace ni les mesures de prévention, ni les moyens d'extinction, ni l'organisation humaine. Il coordonne la réaction technique du bâtiment face à l'incendie.
De quels éléments se compose un système de sécurité incendie ?
Un SSI s'organise autour de deux blocs majeurs, le système de détection incendie, appelé SDI, et le système de mise en sécurité incendie, appelé SMSI. Le tableau ci-dessous récapitule leurs rôles respectifs.
Architecture d'un système de sécurité incendie
SDI - Système de détection incendie - Détecte l'incendie et transmet l'information - Éléments : détecteurs automatiques d'incendie, déclencheurs manuels, ECS
SMSI - Système de mise en sécurité incendie - Commande la mise en sécurité du bâtiment - Éléments : CMSI, UGA, UCMC, US, DAS, diffuseurs sonores, commandes associées

Le système de détection incendie, ou SDI
Le SDI constitue la partie détection du SSI. Il reçoit les informations provenant des détecteurs automatiques d'incendie et des déclencheurs manuels, puis les transmet à un équipement de contrôle et de signalisation, souvent désigné par le sigle ECS. Le détecteur automatique d'incendie, ou DAI, repère un phénomène tel qu'une fumée, une chaleur anormale ou, dans certains cas, une flamme. Le déclencheur manuel, ou DM, permet à une personne de signaler un sinistre sans attendre la détection automatique.
Le système de mise en sécurité incendie, ou SMSI
Le SMSI assure les commandes de sécurité. Il reçoit l'information utile et pilote les dispositifs nécessaires à la mise en sécurité de l'établissement. Son organe central est le centralisateur de mise en sécurité incendie, ou CMSI. Selon la configuration de l'installation, le CMSI peut intégrer ou piloter plusieurs sous-ensembles, notamment l'unité de gestion d'alarme (UGA) pour la diffusion du signal d'évacuation, l'unité de commande manuelle centralisée (UCMC) pour les fonctions de sécurité, l'unité de signalisation (US) pour le report des informations, et l'unité de gestion centralisée des issues de secours (UGCIS) lorsque le projet le requiert. Le SMSI commande aussi les dispositifs actionnés de sécurité, ou DAS, comme certaines portes coupe-feu, clapets, volets ou exutoires, selon les fonctions prévues par le projet.
Quelle différence entre SDI, SMSI, système d'alarme et alerte ?
Le SDI détecte l'incendie, le SMSI commande la mise en sécurité, le système d'alarme avertit les occupants et l'alerte correspond à la demande d'intervention des secours publics. Une alarme incendie ne constitue donc pas, à elle seule, un SSI. L'alarme correspond à une fonction du système, tandis que le SSI couvre une architecture plus large, avec détection, traitement, commandes de sécurité et gestion de l'évacuation.

Distinction entre SDI, SMSI, système d'alarme et alerte
SDI - Système de détection incendie - Fonction : détecter et transmettre l'information
SMSI - Système de mise en sécurité incendie - Fonction : commander les actions de sécurité
Système d'alarme - Équipement ou fonction de diffusion du signal - Fonction : avertir les occupants
Alerte - Demande d'intervention des sapeurs-pompiers - Fonction : déclencher les secours extérieurs

Quelles sont les catégories de SSI, de A à E ?
Les systèmes de sécurité incendie sont classés en cinq catégories, A, B, C, D et E, par ordre de sévérité décroissante. Le niveau exigé dépend des dispositions applicables à l'établissement concerné. La catégorie A correspond à l'architecture la plus complète. Elle associe un système de détection incendie et un système de mise en sécurité incendie. Les autres catégories répondent à des niveaux d'exigence plus limités, définis selon la nature de l'établissement, son exploitation et les risques à couvrir. Pour une comparaison détaillée des cinq catégories et de leurs caractéristiques techniques, consultez notre article dédié aux différences entre les catégories de SSI A à E.

Les 5 catégories de SSI par ordre décroissant d'exigence
Catégorie A - Niveau le plus élevé - SSI complet avec détection incendie et mise en sécurité incendie associée
Catégorie B - Niveau élevé - Mise en sécurité structurée avec architecture centralisée adaptée au bâtiment
Catégorie C - Niveau intermédiaire - Équipement de sécurité organisé selon les exigences du type d'établissement
Catégorie D - Niveau modéré - Configuration plus simple, avec fonctions de sécurité plus limitées
Catégorie E - Niveau le plus simple - Organisation minimale correspondant aux exigences les plus réduites
La catégorie A associe un SDI complet et un SMSI. Elle concerne les configurations les plus exigeantes au regard du risque, de l'occupation ou des contraintes d'évacuation. La catégorie B repose sur un niveau d'organisation élevé, sans reprendre l'architecture complète de la catégorie A. Elle répond à des exigences fortes de mise en sécurité, avec une logique centralisée adaptée au bâtiment. Les catégories C et D correspondent à des niveaux intermédiaires ou simplifiés. La catégorie E correspond au niveau le plus simple. La catégorie de SSI se vérifie dans les textes applicables au type d'ERP concerné. Un même gestionnaire peut donc rencontrer des exigences différentes selon l'activité réelle du site.
Quelle différence entre catégorie de SSI et type d'équipement d'alarme ?
La catégorie de SSI décrit l'architecture globale du système. Le type d'équipement d'alarme, classé de 1 à 4, décrit le niveau d'équipement affecté à la diffusion de l'alarme. Un SSI concerne la détection, le traitement et la mise en sécurité. L'équipement d'alarme concerne la diffusion du signal aux occupants. Les deux notions sont liées, mais elles ne se confondent pas. En ERP, les systèmes d'alarme sont classés par ordre de sécurité décroissante en types 1, 2a, 2b, 3 et 4. Cette classification relève de la fonction alarme et non de la définition globale du SSI.
Comment le SSI est-il organisé en zones ?
Le SSI repose sur un découpage du bâtiment en zones, afin de localiser l'événement, de cibler la mise en sécurité et d'organiser la diffusion de l'alarme. Trois types de zones structurent le dispositif :
- Zone de détection : zone surveillée par un ensemble de détecteurs automatiques ou de déclencheurs manuels.
- Zone de mise en sécurité : zone dans laquelle le SMSI commande les dispositifs de sécurité.
- Zone de diffusion d'alarme : zone dans laquelle le signal d'alarme est audible, et au besoin visible.
Cette organisation permet de traiter un sinistre avec précision. Elle facilite le report d'information, la commande ciblée des dispositifs et l'application de consignes adaptées à la configuration des locaux.
Quelles fonctions de mise en sécurité le SSI peut-il commander ?
La mise en sécurité commandée par le SSI peut comporter plusieurs fonctions, selon le projet et selon les exigences réglementaires applicables au bâtiment. Le compartimentage, l'évacuation, le désenfumage et l'arrêt technique constituent les quatre fonctions structurantes du dispositif. Le balisage photoluminescent d'évacuation est l'un des dispositifs visuels qui complètent ces commandes en cas de coupure d'alimentation.

Fonctions de mise en sécurité commandées par le SSI
Compartimentage - Limiter la propagation du feu et des fumées - Dispositifs : portes coupe-feu, clapets, volets
Évacuation - Donner l'ordre d'évacuer et sécuriser les cheminements - Dispositifs : UGA, diffuseurs sonores, gestion des issues
Désenfumage - Extraire les fumées et maintenir une visibilité utile - Dispositifs : exutoires, volets, commandes de désenfumage
Arrêt technique - Supprimer ou réduire des aggravants - Dispositifs : arrêt d'installations techniques, coupures ciblées
Extinction automatique - Déclencher un système associé quand il existe - Dispositifs : interfaces avec des dispositifs d'extinction
Le plan d'évacuation et le plan d'intervention complètent ce dispositif documentaire. Pour approfondir ce point, consultez notre article sur les plans d'évacuation et d'intervention en ERP.

Dans quels établissements un SSI est-il exigé ?
Le niveau de SSI exigé dépend du type d'établissement, de sa catégorie, de son effectif, de son activité et des dispositions particulières qui lui sont applicables. Il n'existe donc pas une réponse unique valable pour tous les ERP. Un établissement scolaire, un hôtel, un établissement de soins, un magasin, une salle de spectacle ou un parking couvert ne répondent pas aux mêmes contraintes. Les dispositions particulières propres à chaque type complètent le règlement général et fixent les exigences à respecter.
Exigences SSI selon le type d'établissement recevant du public
Établissement scolaire - À vérifier : type, effectif, organisation de l'évacuation - Point de vigilance : présence d'enfants, procédures d'évacuation encadrées
Hôtel - À vérifier : capacité d'accueil, locaux à sommeil, niveau de surveillance - Point de vigilance : évacuation de nuit, détection et alarme adaptées
Établissement de soins - À vérifier : type d'occupation, évacuation différée, secteurs - Point de vigilance : contraintes humaines et médicales fortes
Commerce - À vérifier : surface, effectif, circulation du public - Point de vigilance : gestion des volumes et des flux
Salle de spectacle ou lieu culturel - À vérifier : effectif, scénographie, volumes, exploitation - Point de vigilance : évacuation rapide du public
Pour éviter toute erreur de conception ou d'interprétation, il faut vérifier le type d'ERP concerné, sa catégorie administrative, ses volumes, ses locaux à risques, ses éventuelles contraintes d'évacuation différée, puis confronter ces données aux articles spécifiques du règlement de sécurité.
Quelles sont les règles d'exploitation, d'entretien et de maintenance d'un SSI ?
Un SSI doit être maintenu en bon état de fonctionnement. Cette exigence conditionne l'efficacité réelle du système au moment du sinistre. Dans les ERP, l'entretien doit être assuré par un technicien compétent habilité par l'établissement ou par l'installateur de chaque équipement, ou son représentant habilité. Pour les SSI de catégories A et B, un contrat d'entretien est requis. Toutes les interventions, vérifications, essais et exercices doivent être consignés dans le registre de sécurité.
Sur le terrain, la maintenance d'un SSI s'organise autour de plusieurs niveaux : la surveillance courante par l'exploitant, les vérifications et essais prévus par les consignes d'exploitation, les opérations d'entretien et de maintenance planifiées, et la traçabilité des interventions et des anomalies. Pour compléter ce point, vous pouvez consulter notre article sur les affichages obligatoires dans les ERP, qui éclaire aussi la logique documentaire attendue en matière de sécurité incendie.

La norme NF S 61-933 complète ce cadre en donnant les règles générales d'exploitation et de maintenance des matériels et des liaisons constituant les SSI. Pour la détection automatique d'incendie, le référentiel APSAD R7 reste une ressource technique importante, mais il ne remplace pas le socle réglementaire ERP ni les normes NF S 61.
Quelles normes encadrent le système de sécurité incendie ?
Le SSI repose à la fois sur un socle réglementaire et sur un corpus normatif. Le règlement de sécurité ERP fixe les principes, tandis que la série NF S 61 précise les définitions, les règles d'installation et les règles de maintenance.
Cadre normatif et réglementaire du SSI en ERP
Articles MS 53 à MS 69 - Cadre réglementaire ERP du SSI - Définition, fonctions, alarme, entretien, consignes
NF S 61-931 - Dispositions générales - Définitions, catégories A à E, règles générales
NF S 61-932 - Installation du SMSI - Règles d'installation des matériels et liaisons du SMSI
NF S 61-933 - Exploitation et maintenance - Organisation des opérations de maintenance du SSI
NF S 61-970 - Installation du SDI - Règles d'installation des systèmes de détection incendie
APSAD R7 - Détection automatique d'incendie - Référentiel technique d'installation et de maintenance en détection
Pour la signalisation visuelle associée au SSI, la norme NF EN ISO 7010 définit les panneaux de sécurité applicables au repérage des moyens de secours, des issues de secours et des dispositifs de mise en sécurité. Le décret n° 92-332 du 31 mars 1992 et l'arrêté du 4 novembre 1993 modifié encadrent l'apposition de cette signalétique dans les lieux de travail.
Quelles erreurs faut-il éviter quand on parle de SSI ?
Plusieurs erreurs reviennent souvent dans les contenus publiés sur le web. Les principales confusions à éviter sont les suivantes :
- Confondre un SSI avec une alarme incendie.
- Confondre la catégorie de SSI et le type d'équipement d'alarme.
- Présenter le même niveau d'exigence pour tous les ERP.
- Réduire le SSI à la seule détection automatique.
- Oublier les obligations d'entretien, de contrat de maintenance et de registre de sécurité.
- Présenter l'APSAD R7 comme le seul texte de référence du SSI.


Aluplex Signalétique : la signalétique associée au SSI
Le système de sécurité incendie ne se limite pas aux équipements techniques. Il s'appuie aussi sur une signalétique claire, conforme et immédiatement compréhensible par les occupants, les visiteurs et les équipes d'intervention. Dans un ERP, dans un site industriel ou dans des locaux tertiaires, cette signalétique participe directement à l'efficacité de l'évacuation, au repérage des moyens de secours et à la lecture des consignes de sécurité. La mise en œuvre d'un SSI mobilise plusieurs familles de signalétique référencées dans la catégorie sécurité incendie Aluplex : les plans de sécurité conformes NF X 08-070, les plaques normalisées pour le repérage réglementaire des locaux et issues, la signalétique de sécurité conforme NF EN ISO 7010 pour les panneaux de sortie et de premiers secours, les marquages d'extincteurs, les armoires et registres de sécurité, et les pastilles rouges d'accès pompier pour le repérage en façade.
Ce qu'il faut retenir sur le système de sécurité incendie
Le SSI est une architecture de sécurité destinée à détecter un sinistre, traiter l'information et commander les fonctions qui protègent les personnes et limitent les conséquences de l'incendie. Dans un ERP, il se détermine selon le type d'établissement, son niveau de risque, ses contraintes d'exploitation et les textes qui lui sont applicables. Quatre repères structurent le sujet : comprendre la différence entre SDI et SMSI, identifier la catégorie de SSI exigée, distinguer catégorie de SSI et type d'équipement d'alarme, puis organiser l'entretien et la traçabilité du système dans la durée.
Foire aux questions
Quelle est la définition d'un système de sécurité incendie ?
Le système de sécurité incendie est l'ensemble des matériels qui collectent les informations liées à la sécurité incendie, les traitent et déclenchent les fonctions nécessaires à la mise en sécurité d'un établissement. Il associe une partie détection (SDI) et une partie commande (SMSI). Le cadre réglementaire de référence est constitué des articles MS 53 à MS 69 du règlement de sécurité ERP et de la série de normes NF S 61.
Quelle différence entre SSI et alarme incendie ?
Le SSI couvre la détection, le traitement de l'information et la mise en sécurité. L'alarme incendie correspond à la diffusion du signal aux occupants. L'alarme fait partie du dispositif global, sans résumer à elle seule le SSI. Cette distinction est essentielle pour les exploitants et les bureaux d'études lors de la conception d'un projet de mise en sécurité incendie.
Quelles sont les catégories de SSI ?
Les catégories de SSI sont A, B, C, D et E, par ordre de sévérité décroissante. La catégorie exigée dépend des dispositions applicables à l'établissement concerné. La catégorie A associe un SDI complet et un SMSI, c'est la plus contraignante. La catégorie E correspond aux exigences les plus réduites. Le détail des cinq catégories est précisé par la norme NF S 61-931.
Un SSI est-il obligatoire dans tous les ERP ?
Le niveau de système requis dépend du type d'ERP, de sa catégorie, de son effectif et de ses risques. Il faut donc vérifier les dispositions particulières applicables à l'établissement. Un établissement scolaire, un hôtel, un établissement de soins ou un commerce ne sont pas soumis aux mêmes exigences. Le règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique fixe le cadre général et les dispositions spécifiques à chaque type d'établissement.
Qui assure l'entretien d'un système de sécurité incendie ?
L'entretien doit être assuré par un technicien compétent habilité par l'établissement, ou par l'installateur de chaque équipement, ou son représentant habilité. Pour les SSI de catégories A et B, un contrat d'entretien est obligatoire. Toutes les interventions doivent être consignées dans le registre de sécurité conformément à l'article R. 123-51 du Code de la construction et de l'habitation.
Quelle norme encadre la maintenance d'un SSI ?
La NF S 61-933 fixe les règles générales d'exploitation et de maintenance des matériels et des liaisons constituant les systèmes de sécurité incendie. Elle complète le règlement de sécurité ERP en précisant les modalités pratiques d'organisation des opérations de maintenance, la périodicité des vérifications et les obligations de traçabilité. Le référentiel APSAD R7 reste un complément technique pour la détection automatique d'incendie.
Sources réglementaires et normatives à consulter
- Règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les ERP, articles MS 53 à MS 69.
- NF S 61-931, Systèmes de sécurité incendie, dispositions générales.
- NF S 61-932, Règles d'installation des systèmes de mise en sécurité incendie.
- NF S 61-933, Règles d'exploitation et de maintenance.
- NF S 61-970, Règles d'installation des systèmes de détection incendie.
- NF EN ISO 7010, Symboles graphiques - Couleurs et signaux de sécurité.
- Référentiel APSAD R7, Détection automatique d'incendie, installation et maintenance.
Un projet de signalétique ?
Aluplex Signalétique fabrique dans son atelier de Rambouillet, sans intermédiaire, en livraison 48 h. Signalétique de sécurité incendie conforme NF EN ISO 7010, plans d'évacuation et d'intervention NF X 08-070, pastilles d'accès pompier et marquage des locaux SSI - devis sous 48 h.
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